Dans la chronique Hypersolides, on a vu que l’extension quadridimensionnelle du dodécaèdre (dé à douze faces pentagonales) se nomme hécatonicosachore, ou 120-cellules. Cette structure que Platon aurait certainement qualifiée de “divine” est constituée de 120 cellules dodécaédriques repliées dans la 4ème dimension.

Dans Malgovert, un laboratoire secret est dissimulé à la sortie d’un étrange labyrinthe constitué d’une infinité de salons pentagonaux connectés par des antichambres.


Ce labyrinthe est baptisé “120-cellules”. Initialement, je l’avais baptisé hécatonicosachore (littéralement, 120-cellules en grec), mais j’ai fini par me dire que ce serait cruel pour les lecteurs.
Dans les faits, ce labyrinthe donne simplement l’illusion de se composer de 120 salons, mais il est en réalité constitué d’une unique pièce mobile que l’on traverse à l’infini ! L’architecture s’inspire donc davantage du dodécaèdre de Poincaré : quand on sort d’un salon pentagonal, on y rentre à nouveau en tournant de 36°. Un peu comme dans certaines forteresses de Super Mario.

Bref, une architecture à vous rendre cinglé. Et c’est bien ce qui pourrait arriver au héros du roman. Et si la réponse se trouvait dans un schéma anodin en apparence…

La légende dit que les portes jumelées de la huitième chambre pentagonale ne s’ouvre qu’à l’approche de la sphère qui porte la signature de l’algèbre octonionique.

Quant à savoir pourquoi j’ai intitulé ce chapitre “L’Épreuve du Roi”, je vous renvoie vers le symbole qu’Alec trouve sur l’ultime carte capitolienne.



8 salons pentagonaux (5 côtés) à franchir, deux portes noires, une destinée. Autant dire que ce lieu des 120-Cellules, que j’ai inséré plus ou moins consciemment sous l’influence des films Cube 2 (2002) et Le Labyrinthe (2014), cristallise toute la symbolique de Malgovert autour des “dimensions qui échappent à nos sens”.
Ce lieu n’est pas qu’un repoussoir à intrus, il est aussi la plus puissante expérience mise au point par Élysion. J’espère que certains trouveront la double allusion portée par les triangles sur les portes noires de la huitième chambre.




